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| Charpentier, musicien sacré... Oratorio le Jugement de Salomon et Motets pour la Messe Rouge |
| Le Vif l'Express -
30 /
4 /
04 |
| Martine Dumont-Mergeay |
"Jean Tubéry, virtuose du cornet à bouquin et fondateur de l'ensemble La Fenice, est assurément l'un des meilleurs spécialistes au monde de la musique vocale et instrumentale du XVIIème siècle."
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| L'Orfeo: retour à l'essentiel ! |
| La Libre Belgique -
8 /
10 /
2005 |
| Nicolas Blanmont |
"L'Orfeo de Monteverdi a beau être, ou presque, le plus ancien opéra de l'histoire de la musique, il n'en reste pas moins un des plus beaux, et la version de l'Orfeo de Jean Tubéry donné au Théâtre Royal de Namur, est venu opportunément le rappeler, tant il est vrai que les versions de concert d'opéra peuvent avoir la vertu d'un retour à l'essentiel, là où les yeux ne distraient point les oreilles et l'esprit.
Tour à tour, chef de son orchestre La Fenice, et assurant les solos de flûtes et de cornet au prix de quelques demi-tours, et non sans une certaine théâtralité, Jean Tubéry assure très joliment la direction musicale de la soirée dans un esprit pastoral en parfaite harmonie avec le propos et l'essence de l'oeuvre."
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| Concert "Camino de Santago" - Londres |
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21 /
5 /
2007 |
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On London's conveyer-belt of concerts, it's not often that a performance rolls along with quite the imagination and background thought of this offering from Jean Tubérys Ensemble La Fenice and soprano Arianna Savall. Concerts inspired by the medieval pilgrimage route to Santiago de Compostela aren't rare; the geographical (France and Northern Spain) and chronological (17th century) co-ordinates represented by this concert are particularly rich in musical creations. But don't expect any of the usual compositional suspects here: Tubery plucked works by a litany of rare French and Spanish composers for his line-up - Loth, Coferati, Moulinie, Falconieri, Bataille, Escalada (ring any bells?) - each taken from a stop-off point on the pilgrims' route.
If there was one great success in the execution of this stage-bound pilgrimage, it was in the vivid atmosphere of collective journeying that the ensemble and Arianna Savall managed to create. Readings in English, French and Spanish coloured the 'story' of the pilgrimage, and the ensemble of six proved genuine travel companions, turning their collective hands to many musics, trading instruments across the stage (sometimes even playing two or three at once), singing together where necessary and supporting solo spots with attentive devotion.
There was consistent and pleasing musicianship from Tubéry himself, from his organist/harpsichordist Michaël Hell and from Arianna Savell. Tubéry's performance in Salaverde's Canzon per canto e basso on the cornett from the balcony of St John's Smith Square opened the second half and was beautifully shaped - soaring through the building and melting away its classical poise in favour of medieval gravity: the apex of the evening. Savell's performances were effective too, addressing the music almost as if her instruments of voice and harp weren't there at all, aptly communicating the directness of the sound-world.
Andrew Mellor – The Filter Review London
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| Cantates de Noël de J.S. Bach |
| Res Musica -
29 /
10 /
2007 |
| Monique Parmentier |
Tubéry nous offre des cantates du temps de Noël incandescentes
Johann Sebastian Bach(1685-1750) : Weihnachtskantaten : Sehet, Welch eine Liebe BWV 64 ; Christum wir sollen loben schon BWV 121 ; Ich frueu ich in dir BWV 133. Aurore Bucher, Cécile Côte et Caroline Weynants, sopranos ; Petra Noskaïova, alto ; Paulin Bündgen, contre-ténor ; Henning Kaiser, ténor ; Etienne Debaisieux, Benoît Giaux, basses. Chœurs de chambre de Namur. Les Agréments, direction : Jean Tubéry. 1 CD Ricercar Ric 257. Code barre : 5 400439 002579. Enregistrement à Namur à l’église Saint-Loup (Belgique) du 2 au 4 décembre 2006. Notice trilingue : français, allemand, et anglais ; Durée : 60’08 ‘‘
Dès les premières mesures, dans une envolée des violons, vous le savez déjà, ce disque va vous emporter. Ces trois cantates de Noël, dans une interprétation faîtes de splendeur et d’une infinie humilité resplendissent de la joie et de l’émerveillement qui saisit tout chrétien devant le plus incompréhensible des mystères, l’offrande du fils de Dieu à l’humanité. Le chant et la musique expriment dans un ravissement extatique le plus grand de tous les bonheurs spirituel et musical.
Les trois cantates qui illustrent ce CD, ont été écrites pour le deuxième jour (BWV 121) et le troisième jour de la fête (BWV 64 et 133). Toutes les trois appartiennent à la même période de la vie de Bach, alors qu’il occupe depuis quelques mois la fonction de Cantor de Saint-Thomas à Leipzig. Deux d’entre elles furent composées pour le Noël 1723 et la dernière pour le troisième jour des fêtes de 1724 (BWV 133). Si stylistiquement, cette dernière plus tardive se détache, elles ont toutes les trois en commun l’usage d’instruments rares et en particulier le cornet et les trombones, mais également le hautbois d’amour. Ces instruments donnent à cet enregistrement un tissu musical aux coloris chatoyants dont la somptuosité et la volupté transcendent l’amour d’une mère dont le cœur est transporté par un sacrifice qui la dépasse.
Sur des textes entre autre de Luther à la poésie délicate et profonde et dont le librettiste est inconnu, le Chœur de Chambre de Namur, les Agréments et Jean Tubéry offrent ici une version splendide de ces cantates. Et si ce dernier explique ses intentions et ces choix dans le livret, l’écoute de ce trésor discographique vous permettra de les apprécier avec bonheur. L’écoute de la Cantate Ich frueue mich in dir (BWV 133), est à elle seule révélatrice de ce qui vous attend.
Le chœur dont la diction est parfaite donne aux mots une force intense, fulgurante unissant l’énergie vitale de tous les êtres humains dans une même reconnaissance sans faille. L’ensemble des interprètes donnent eux, sens à cette veillée bienheureuse. On ne peut que relever l’extrême équilibre d’une distribution sans faute. Voix des anges, tel le contre-ténor Paulin Bündgen, aux aigus aussi lumineux que l’étoile du berger, dont la voix presque irréelle ne peut qu’inciter à suivre son appel « à la confiance », au superbe ténor Henning Kaiser archange sachant faire passer l’effroi devant la faute d’Adam à la perception du plus doux des bonheurs qu’est la naissance de l’enfant-roi, ou la belle voix de basse d’Etienne Debaissieux dans le récitatif, voix humaine faîte d’humilité et de sobriété. Et puis il y a ce merveilleux, sublime dialogue entre Aurore Bucher et le violon solo. Leurs voix s’associent, s’unissent dans une extase où la musique semble défaillir. Les aigus d’Aurore Bucher sont si flamboyants, sa musicalité est si saisissante que la nuit semble disparaître sous la lumière qui en émane.
Jean Tubéry et ses interprètes vous offre ici la plus incomparable démonstration que la beauté de la musique de Bach est bien au-delà des mots. Qu’elle est la quintessence de la musique. Voilà un disque qu’il ne vous faut manquer à aucun prix, il vous offrira des surprises que l’on ne soupçonnerait pas chez le Cantor de Leipzig, comme dans Allein Gott in der Höh, où durant une petite minute, il vous semblera entendre un air de Noël occitan.
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